Bonnes pratiques pour prévenir l’apparition des escarres

Nos parents âgés ou les personnes immobilisées sont plus souvent victimes d’escarres. Et pourtant, malgré nos efforts : traitements adpatés, toilette soigneuse, mobilisations répétées… des rougeurs apparaissent. Et peu à peu sans nous en rendre compte, elles deviennent de plus en plus marquées. En l’absence de soins appropriés, elles peuvent devenir très problématiques, ceci d’autant que parfois, les atteintes sous la peau sont plus importantes que ce que l’on voit. Voici donc des conseils et astuces pour réduire de risque d’irruption de ces croûtes noirâtres sur la peau.

Prévenir les escarres : les bons réflexes
Rappelons brièvement les 2 causes les plus fréquentes d’escarres :

  • L’escarre survenue à partir d’une altération cutanée sur un patient peu mobile (dermite associée à l’incontinence, par exemple)
  • L’escarre de décubitus qui se produit après que le patient soit resté en position allongée trop longtemps. Dans ce cas, les zones à risque sont la région fessière, le dos du crâne et les talons.

Les personnes en fauteuil roulant, dont une partie du corps est paralysée, peuvent aussi bien développer la formation de lésions inflammatoires sur la peau qui conduiront vers une escarre.

L’escarre est une plaie de pression, c’est d’ailleurs ainsi qu’elle se nomme en anglais (pressure sore).
La peau, les chairs sont pressées entre un point dur de l’organisme (l’os) et une surface externe dure aussi (une table d’opération, par exemple) et ce, pendant une durée qui sera suffisamment longue pour provoquer une mauvaise irrigation des tissus de la peau ou des chairs, par suite une mauvaise oxygénation et la mort de ces tissus si rien n’est fait rapidement. Deux heures peuvent suffire par faire éclore ce problème.

Voici comment prévenir les escarres :

  • Vérifier les points saillants (sacrum, hanches, talons et coudes) durant la toilette quotidienne.
  • Assurer un régime alimentaire équilibré: la dénutrition entraîne une baisse de la masse musculaire et graisseuse et réduit le derme à une fiche couche, fragilisant ce dernier.
  • Garder la peau bien propre et sèche: l’humidité (les dépôts d’urine, la transpiration) causent facilement des plaies et des infections.
  • Mobiliser le patient fréquemment si son état de santé le permet, ou mettre en décharge la partie à risque.
  • Utiliser des matelas alternants pour faciliter les changements récurrents sur les points d’appui. Ajouter des coussins et des cales de mousses pour éviter les frottements entre les proéminences osseuses (les genoux, les talons, les chevilles).
  • Maintenir la peau en bon état, hygiène, hydratation par des crèmes et prévention des effluents ou des frottements par un protecteur cutané.

L’hygiène quotidienne et le recours aux matériels adaptés font partie des bons gestes à entreprendre pour se prémunir des escarres. Mais que faut-il faire lorsque celles-ci commencent vraiment à apparaître ?

Soigner et prévenir l’apparition d’autres escarres :

Il faut détecter à temps l’escarre pour mieux la soigner. Cette pathologie évolue en 4 étapes :

  • Étape 1 : une rougeur persistante se développe sur la partie saillante.
  • Étape 2 : une plaie superficielle commence à se former sur la peau. Elle se présente sous forme d’abrasion ou de simple bulle.
  • Étape 3 : la plaie s’infecte. Elle se creuse et les tissus sous-cutanés meurent.
  • Étape 4 : c’est le stade le plus grave de l’escarre. La lésion devient plus profonde et se présente sous forme de croûte noirâtre. Elle atteint les muscles et laisse parfois entrevoir l’os.

L’escarre, si elle n’est pas bien soignée, risque d’altérer profondément l’état général du malade. Ce dernier ressent des douleurs dues à la plaie (sur-inflammation ou  surinfection de la plaie, terminaisons nerveuses abîmées) surtout si la sensibilité sur la partie lésée est encore présente. Les traitements quotidiens sont aussi source de douleur.

Le premier traitement sans équivoque consiste à décharger la zone à risque ou atteinte. Ce qu’il ne faut pas mettre sur une escarre, c’est le patient lui-même ! Lorsque l’escarre est présente, ce devient une affaire de spécialistes en Plaies et Cicatrisation. Il s’agit d’une affaire complexe.

Pour réduire l’effet des frottements et de la macération qui sont deux facteurs d’aggravation de l’escarre, il est intéressant d’utiliser des protecteurs cutanés professionnels. Encore faut-il bien les utiliser ! EscarProtect réduit le risque de survenance ou de constitution d’escarre à un stade très précoce. Il s’applique sur des zones cutanées à risque à titre préventif et mais aussi en traitement lors d’apparition de rougeurs persistantes. Mais la décharge aura préalablement été effectuée, sans quoi tous les soins sont inopérants. Lorsque l’escarre est constituée (présence d’une plaie ouverte), EscarProtect s’applique sur la zone péri-lésionnelle pour la protéger. La peau péri-lésionnelle est la peau saine qui entoure l’escarre et qui petit à petit, si elle est en bon état général, pourra coloniser la plaie pour le refermer. Fourni par le laboratoire Métanoïa, ce traitement local péri-lésionnel est apprécié des soignants spécialisés en Plaies et Cicatrisation qui le pratiquent. C’est un produit non gras qui n’a pas de principes actifs. Les tests ont démontré qu’il ne provoque aucune réaction allergique sur une peau reconstituée in vitro. Le prix d’EscarProtect est accessible à tous si l’on en juge par la longévité d’un flacon.

Nous pouvons empêcher l’évolution négative des escarres en adoptant les bons gestes de prévention, d’attention et en utilisant des produits adaptés. Intensifions la protection des escarres sur les talons et sur la région fessière. Ce sont des zones très à risque. Ce sujet est très présent et compliqué par la perte de sensibilité de certains patients à mobilité réduite (paraplégique, comateux…) sur les zones les plus à risques ! Ils ne peuvent pas signaler leur état. Les escarres font partie des lésions cutanées les plus difficiles à traiter, surtout si elles ne sont pas soignées à temps.